Rappel de l'épisode précédent :
Doudou, jeune femme banale et sans histoire, se retrouve projetée, à la suite d'un voeu, dans le monde des Sims. Croyant tout d'abord à un mauvais rêve, elle se
rend compte, à sa plus grande horreur, qu'elle devra y vivre sa vie et tirer des leçons de ses expériences. La voilà donc à Sunset Valley avec, pour seul compagnon, un "esprit" qu'elle est la
seule à entendre.

(Une semaine plus tard)
Je ne me lassais pas de ce reflet dans le miroir. Pas que je me trouvais transcendante, mais c'était la seule chose qui m'était connue dans ce monde hostile.
Comment ça j'exagère ? Que nenni ! Il fait toujours chaud à Sunset Valley. Chaleur veut dire soleil. Je ne SUPPORTE pas le soleil !!! Ma peau de rousse vire à l'orange et, comme les vampires, mes
pauvres yeux sont éblouis, ce qui fait que j'ai toujours les yeux plissés. Très esthétique ... De plus, chaleur et soleil veulent dire insectes ... Je déteste les insectes !!! Toujours fermer la
bouche en permanence afin de ne pas manger une mouche, faire gaffe à ne pas commander une boisson sucrée sous peine de se taper une guêpe inopportune, être obligée de faire brûler de la
citronnelle (odeur qui me donne des nausées) sous peine de me retrouver bouffée par des vampires en culotte courte plus connus sous le nom de ... moustiques ! Sinon, à part ça, les gens me
regardent comme une folle parce que je parle "toute seule". Je suis tombée au paradis. Cernez l'ironie ...
Doudou - Je m'appelle Sophie Doo, enchantée de faire votre connaissance. Mouarf ... Je vais avoir du mal à m'y faire
...

Le lendemain de mon arrivée dans mon enfer, je me suis rendue à la mairie afin de découvrir un peu qui j'étais. Heureusement pour moi, il me fallait un duplicata
de ma carte d'identité, ainsi que de mes diplômes, suite à l'incendie qui avait ravagé la dite maison familiale. Ce qui me facilita un chouïa la tâche. Une fois arrivée sur place, il me fallait,
comble de malheur, donner quelques informations. Afin de ne pas paraître bête, j'ai simulé une amnésie partielle et j'ai, bien entendu, battu des cils et décoché mon plus beau sourire devant le
gentil agent administratif. Je ne sais pas s'il a eu pitié ou s'il a été séduit (je vote pour la première option), mais il m'a donné sans rechigner toutes les informations souhaitées.
J'appris donc que mon nom était Sophie Doo. Ouf, j'ai au moins gardé mon vrai prénom. Je n'imagine même pas mon humeur si je m'étais appelée Ambroisine,
Tartampion ou quelqu'autre prénom affreux inventé par Maxis ... Enfin bref. J'appris donc mon nom, celui de mes géniteurs, ma date et lieu de naissance. J'eus le soulagement de voir que je
n'étais ni mariée, ni divorcée. Et que je n'avais pas non plus d'enfants. Un souci de moins.
Oh chance suprême, Sophie Doo avait fait sa scolarité à l'Université Nationale de Sim State, section art. Bon choix ! C'est exactement le type de connaissance
que j'ai en ma possession. Si Sophie Doo avait fait mathématicienne ou physicienne, bah j'étais pas dans la panade, je vous le dis moi ! Et je le suis déjà assez avec cette maudite "voix" qui me
suit partout. Quoique, ça fait quelques heures que je suis tranquille. Touchons du bois.
Doudou - Je me demande où il est passé celui-là ...

(Pendant ce temps, à la cour d'Estiville)
La voix - Alors, alors ... Il est temps que j'aille la taquiner un peu ma p'tite brune adorée. Voyons voir si elle
est à l'hôtel ... ... ... Mmm non, pas là. Bah allons voir "chez elle".
........
La voix - Euh ... Qu'est-ce que c'est que CES tranchées ? Une colonie de taupe est passée par ici ou quoi ? Pff, ces
architectes. C'est pas du travail de mec ça ! Je vais leur montrer ce que c'est de bricoler moi, d'être un mec, un vrai. Ah ... merde ... Je suis invisible, donc je suis dans l'impossibilité
technique de le faire. J'ai un peu trop tendance à l'oublier ça. Qu'est-ce que je HAIS ma condition !!! N'empêche, s'ils savaient que leurs murs ne tiendraient pas une seconde sur notre planète
terre, ils seraient moins fiers. Non mais j'te jure, des femellettes ... "Oh non, je vais me casser un ongle si je cimente moi-même un mur, tu te rends compte ?" Après on s'étonne que les femmes
ne veulent pas d'eux ... Bon, moi, c'est Sophie que je veux ! Alors, où est-elle ?

(Devant la tour des bureaux identiques)
Rholala, qu'est-ce que j'ai le trac moi. Je me sens mal dans ces vêtements ...
Ah ça y est ! Je l'ai trouvée, YES !!! Je suis trop fort, héhé. Qu'est-ce qu'elle est ... BELLE là-dedans, waw
!!!
Rholala, mais pourquoi j'ai accepté ce job moi. Je suis sûre que je vais faire un tas de boulette. Et puis, avec ces fichus talons, je vais sûrement m'étaler
devant tout le monde, et puis ...
Elle a vraiment perdu son don elle, pas possible ! Je suis à un millimètre d'elle et elle ne me perçois pas. Elle naît avec un don
extraordinaire, elle a l'insigne chance d'avoir un beau gosse comme moi pour veiller sur elle, et quoi ? "Ouin, j'ai peur" , "Ouin, je veux plus vous voir" ... Et une fois qu'on lui fout la paix
: "Ouin, j'ai perdu mon don".
La voix - Oui, tu as perdu ton don et c'est de TA FAUTE !!!
Doudou - Ahhhh, mais t'es fou, tu m'as fait peur. Je parie que ça te fait sourire, vilain ...
La voix - Si tu voyais mon sourire carnassier, tu aurais peur, héhé.
Doudou - Mmmm ...
La voix - ... Euh, pas de "Oui, arrête de faire ton intéressant" ou autre pique du genre ? ... Ma doudou ? M'enfin,
dis quelque chose ?
Doudou - Mmmm ... J'ai le trac ...
La voix - Le trac ? Mais enfin, tu vas assurer ma belle ! Ils vont tous être ébloui par ton intelligence, ta beauté,
ton charme, ton ...
Doudou - Arrête de dire des bêtises !!!

Eh oui, durant la semaine, je n'ai pas chômé figurez-vous. A côté de la mairie, des nombreux coups de fil à la compagnie d'assurance (et j'en suis pas sortie
avec ces zigotos là), je devais surtout me trouver un job. Car Sophie Doo était sans emploi. J'ai pu compter sur ma bonne étoile qui, finalement, ne m'a pas abandonnée. Je reçu un coup de fil de
Noémie Plénozas, ma richissime voisine. Elle m'invita à un entretien dans sa demeure. J'étais subjugée par son bureau. Et j'étais surtout pas très à l'aise face à cette femme de poigne. Dans sa
gentillesse, ou plutôt magnanimité, elle me proposa un poste d'assistante afin de, selon ses termes, "m'ancrer de nouveau dans la réalité" et "me reconstruire après l'accident". Ma réputation de
folle à lier n'allait pas tarder à arriver, j'en avais l'intuition. Et on se demande à cause de qui ...
Doudou - Bon, Sophie, inspire ... expire ... ça va aller. Quand faut y aller, faut y aller !
Je me dirigeai donc vers l'entrée de la tour des bureaux identiques où m'attendait mon premier jour de boulot en tant qu'assistante.
La voix - *soupir*
Doudou - Mais t'es encore là toi ? Tu vas me suivre longtemps comme ça ?
La voix - Longtemps ? Hum ... C'est peu dire. Et puis, je ne vais pas rater ton premier jour de boulot. Je peux
t'être utile tu sais ?
Doudou - Utile à quoi ? A me faire passer pour une cinglée ? A rire sarcastiquement lorsque je me planterai en
beauté ?
La voix - Je peux être utile à ça aussi si tu veux. Comme les scouts, je suis toujours prêt à rendre
service.
Doudou - Toi, le jour où tu deviens tangible, je te jure que ...
-Hum Hum, Sophie ?


Doudou -Ah Euh ... Hihi, bonjour Madame Plénozas ? Belle journée n'est-ce pas ?
La voix - ça se fait de saluer comme ça à sa patronne tu crois ?
Doudou - (en chuchotant) Ah zut, c'est pas vrai ... J'y crois pas ...
- Vous disiez Mlle Doo ?
Doudou - Euh bah euh, je disais "brr, il fait frais, n'est-ce pas ?"
- Hum ... Je vous attend à mon bureau vers 9h, cela vous ira ?
Doudou - Oui-oui.

La voix - Mouhaha, l'air choquée qu'elle avait en te voyant parler toute seule, trop drôle !
Doudou - Grrr, c'est de ta faute !
La voix - J'y peux rien moi si tu me réponds à chaque fois.
Doudou - Bonne idée tiens. Je ne dis plus rien. Parler à un mur sera très drôle, tu vas voir.
La voix - Oh, mais faut pas le prendre comme ça, ma belle.
Doudou - (fais la moue) Je ne suis pas TA belle !!!
La voix - Oh, qu'est-ce que tu es mi ...
Doudou - Non, ne le dis pas ...
La voix - ... gno ...
Doudou - Mais tu comprends pas le français ? ... Don't say it !
La voix - ... ne ... Mignonne, mignonne, lalala. La moue te va si bien. Et non, je ne comprends que le simlish gente
dame.
Doudou - Je vais être en retard avec tes bêtises, vilain !

(vers 15h, à la tour des bureaux identiques)
La journée fut épique. Imaginez-vous en train de vaquer à vos tâches pendant qu'un démon vous parle. Et vous savez quoi ? Je n'ai jamais vu quelqu'un parler
autant. Il est intarissable. Si seulement je connaissais le moyen de le faire taire. Vous en connaissez un vous ? Il n'empêche que j'ai réussi l'exploit d'éviter de lui répondre, à ne pas me
fouler la cheville malgré mes pieds en compote dans des escarpins trop pointus et à ne pas trop dire de bêtises, le tout en une journée. Je suis fière de moi !
Doudou - Ouin, j'ai mal aux pieds. La poisse ! Moi qui ai cours d'aérobic à 15h30.
La voix - Aéroquoi ?
Doudou - A-E-RO-BIC ! Je fais faire du sport en résumé ...
La voix - Du sport ? Mais quelle idée saugrenue ...
Doudou - Ouais bah, c'est pas toi qui est en surpoids je te signale.
La voix - Qui est en surpoids ? Toi ? Tu veux rire j'espère ?!?
Doudou - T'inquiète, je ne risque pas de maigrir. Weight Watchers et Wii Fit n'ont jamais réussi à me faire perdre
mon petit bidon.
La voix - Mouais, c'est pas trop le fait de te voir maigrir qui m'inquiète, même si bon ...
Je m'éloignai alors, encore plus exaspérée, malgré mes pieds blessés, vers la salle de sport.
Non mais je rêve ... Elle est dingue ou quoi ? On dirait qu'elle court le marathon. Faut que je la rattrape.

Doudou - Tu ne comptes pas me regarder me changer au vestiaire quand même ?
La voix - Quoi, c'est interdit ?
Doudou - Oh que oui, Monsieur.
La voix - Hum, je suis pas un mec en fait. Depuis quelques secondes, j'ai décidé de me travestir ...
Doudou - DEGAGEEEEEEEE !!!
Mon dieu, quel caractère ... Bon bah, j'ai plus qu'à l'attendre hein ... Quoique, elle est pas censée savoir que je ne la regarde
pas, héhé ... Bon allez, soyons sage, sinon je vais encore me faire taper sur les doigts. Je vais l'attendre bien sagement à l'étage.
(Quelques instants plus tard)
La voix - Bah Doudou, c'est quoi cette tête basse ? Ce dos voûté ?
Doudou - J'ai mal aux pieds. Et en plus ... Je suis gênée ... Tu as vu la tenue de sport que je me tape. On voit que
mon bidon tout rond ...
La voix - Rho mais arrête un peu. Tu es TRES bien. Si tu veux, je peux trouver pire que toi niveau rondeur. Mais
bon, tu vas me dire que je suis méchant après ...

- Un, deux ... Un, deux ... Allez, on ne relâche pas ses efforts. Blablabla ...
Ma séance d'aérobic fut ... dure ... très dure ... J'avais l'impression que mon corps n'avait plus fait de sport depuis, ouf un bail ! Mais ça me faisait un bien
fou. Pendant que je transpirais, mon esprit se vidait petit à petit. Pendant 30 bonnes minutes, je ne pensais à rien, ce qui était assez plaisant, il faut l'avouer. J'avais l'impression de
m'abandonner complètement. Mais le repos de l'esprit, le stress laissé au vestiaire, ce ne fut qu'un temps. Dès la fin de la séance, mon cerveau s'échauffait à nouveau de plus belle. Il fallait
absolument que je me calme. Et je ne connaissais qu'un moyen pour ça !
La voix - Doudou, euh, tu ne vas pas prendre une douche bien méritée ?
Doudou - Non, je vais m'épuiser sur le tapis de jogging. J'en ai besoin.
La voix - Mais enfin ... Mais t'es pas bien ou quoi ? Tu es épuisée !
Doudou - Non mais, de quoi je me mêle ! J'ai besoin de me dépenser. Alors, à moins que tu ne veuilles me servir de
punching-ball, je courrai sans relâche jusqu'à ce que j'ai évacué mon stress.
Mais quel embêtant celui-là !!! Je cours si je veux.
Hum ... Je sens la catastrophe arriver moi ...

Doudou - AÏEEEEEEUHHHHHH
La voix - ah ça, je l'avais bien deviné tiens. 15 minutes à courir comme une tarée, et te voilà par
terre.
Doudou - Moque-toi. J'ai trop mal, je sais pas me relever.
La voix - Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu t'es fait mal ?
Doudou - Non, hihi, ça chatouille ... Bien sûr que j'ai mal !!! Je crois que je me suis foulé la cheville, ouin
!
Et c'est alors que deux voix se mirent à dire en choeur :
Et c'est là que ma crainte se réalisa :
- Mademoiselle, vous allez bien ?
Heureusement pour moi, deux gentils garçons sont venus à mon secours. S'ils n'avaient pas été là, Doudou aurait passé de vie à trépas.
C'est qui ces deux mecs ? Mais, non mais, oh on ne touche pas ! Mais elle ne proteste pas en plus !
Pfff, Monsieur Muscle et Regard azur, c'est bien ma veine. Je HAIS ma condition !!! Quelle galère ...
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